La boite à outils de la Supply Chain

Découvrez le nouveau livre de Philippe Villemus, publié chez Dunod, écrit avec Alain Perrot.

  • Comment élaborer et exécuter une stratégie Supply Chain ?
  • Comment améliorer la distribution physique ?
  • Comment optimiser la planification opérationnelle ?
  • Comment fiabiliser les prévisions de vente ?
  • Comment mieux servir les clients tout en réduisant les coûts ?
  • Comment bien choisir ses partenaires ?
  • Comment mieux piloter l’entreprise et améliorer ses performances?
  • Comment gagner du temps ?

 

Découvrez les 63 outils et méthodes indispensables pour aborder toutes les dimensions de la Supply Chain.

 

Traité de façon synthétique et pratique, chaque outil est décrit sur 2 ou 4 pages, comprenant l’essentiel en français et en anglais, les objectifs spécifiques, le contexte d’utilisation, les étapes de mise en oeuvre, les avantages et les précautions à prendre, ainsi que des conseils méthodologiques. Des vidéos, accessibles par QR codes, présentent quelques outils en situation.

Alain Perrot : Diplômé de l’ENSIA et d’un MBA de l’ESSEC, il est directeur associé du cabinet de conseil Ling-Coldrick. Il a été directeur Supply Chain France et Europe pour plusieurs entreprises (Air Liquide, Bestfoods, Mars). Il est expert international en S&OP (Sales & Operations Planning).Philippe Villemus : Diplômé de l’ESCP et docteur en sciences de gestion, il est professeur chercheur à Montpellier Business School. Il a travaillé pour L’Oréal (président de Helena Rubinstein), la Coupe du monde de football 1998, Mars et Colgate-Palmolive. Il est l’auteur d’une vingtaine de livres, conférencier et chroniqueur.

 

 

Lire la suite

Contre l’optimisation fiscale

Le problème numéro un de la mondialisation économique est sans aucun doute l’évasion fiscale. Celle-ci est organisée par des particuliers qui souhaitent payer moins d’impôts, par des gangs mafieux qui veulent blanchir l’argent sale provenant des trafics en tous genres, ou par des entreprises, plutôt multinationales, qui cherchent à augmenter leurs bénéfices.

Elle revêt deux formes bien différentes. D’un côté, la fraude, interdite par définition, et très difficile à combattre, consiste à cacher volontairement des profits. De l’autre côté, l’optimisation, légale, joue sur les différences de fiscalité entre pays, les montages financiers entre holdings et filiales, et les règles en matière de propriété intellectuelle.

Depuis l’an passé, l’OCDE a décidé de s’attaquer à cette optimisation. Les Etats-Unis et l’Europe s’horripilaient de voir leurs plus grandes sociétés ne pas assez payer de taxes ou d’impôts, contribuant ainsi aux déficits des budgets publics. Ils ont réussi à imposer la transparence aux sociétés transnationales qui devront fournir par pays leurs chiffres d’affaires, profits, effectifs, taux d’imposition et montants d’impôts acquittés.

La France, avec l’Espagne et la Grande-Bretagne, pourrait être une des premières à appliquer cette décision extrêmement positive, dès l’an prochain. Les coûts administratifs seront dérisoires pour les grandes entreprises qui possèdent déjà, à l’interne, toutes ces données. En revanche, le fait de « tirer en premier » n’est pas sans danger. Cela va obliger les groupes français à divulguer des informations confidentielles au fisc, avec le risque de les voir rendues publiques, sous la pression de l’opinion ou des ONG. Ce serait du pain bénit pour leurs concurrents étrangers, non soumis aux mêmes contraintes.

Le chemin pour réguler la mondialisation est long et pentu. Certes, avec cette volonté affichée de favoriser par la loi la transparence financière, les Etats de l’OCDE ont montré qu’ils pouvaient s’entendre sur de grandes résolutions. Dans le cas de l’optimisation fiscale, il aurait aussi fallu harmoniser les modalités de mise en œuvre et le calendrier. A moins que les initiatives françaises, britanniques et espagnoles, si elles sont effectivement prises et réussies, ne servent d’exemple aux autres pays pour réduire l’optimisation fiscale. Celle-ci, utilisée sans modération, frise souvent le détournement d’argent public.

Lire la suite

Appartenance ou compétence, 25 avril 2015

La grève à Radio France, les difficultés de son jeune Président et le nombre ahurissant de candidats autoproclamés à la présidence de France Télévisions nous amènent cette semaine à parler de gestion des organisations publiques, c’est-à-dire de management. Précisons que le mot management n’est pas un mot anglo-saxon, mais provient de l’italien maneggiare qui signifie « manier ». Il dérive ensuite du vieux français manégement, qui était l’art de conduire les chevaux au manège et de ménagement qui désignait la gestion du ménage et qu’on utilise dans l’expression « traiter les autres avec ménagement », c’est-à-dire avec précaution et respect.

Le mode de nomination des dirigeants à la tête des grands organismes ou entreprises publics constitue l’une des plaies de notre économie. On pourrait même parler de « mal français » tant le mode d’accession au pouvoir est archaïque, trompeur et inefficace. Archaïque, car il relève en réalité du « fait du prince », comme sous l’Ancien régime. Nos modernes monarques dans leurs palais, Président de la République ou Premier ministre, gardent officiellement ou en catimini la main sur ces postes prestigieux et souvent grassement rémunérés. Trompeur, car les commissions censées nommer les impétrants sont largement inféodées, manipulées ou soumises. Et elles donnent l’illusion d’un choix fondé sur les capacités et l’expérience quand il se base sur des réseaux politiques et des cercles de copains, qui deviennent parfois – pas tous heureusement – des coquins. Inefficace, car les résultats de ces dirigeants appartenant aux mêmes castes sont souvent mauvais. Longue est la liste des parachutés, chez Vivendi, ELF, Areva et bien d’autres, qui ont laissé leur groupe endetté, en déficit ou en grève !

A ce jour on compte près d’une vingtaine de candidats à la Présidence de France Télévisions. Comme si on pouvait postuler au poste de Président d’Apple, Danone ou de LVMH, comme ça, en passant. Ces processus de nomination entretiennent le sentiment d’une République minée par le clientélisme au sein des élites. Ils renient la notion de mérite, de talents et d’aptitude à gérer les équipes, à qui on ne demande jamais leur avis. Maintes entreprises privées feraient faillite si elles choisissaient leurs dirigeants sur ce mode incestueux. Dans une société, quand l’appartenance prime sur la compétence, la décadence n’est pas loin. Et l’indécence règne.

Lire la suite

« Dix jours d’humanité »: le nouveau livre de Philippe Villemus

Communiqué de presse
Découvrez le nouveau livre de Philippe Villemus: Dix jours d’humanité, Papillon Rouge Editeur

couverture Dix jours d-humanite
Texte :
Le narrateur de ce récit, ancien patron d’une grande marque de luxe mondiale, est victime une nuit d’un terrible accident cérébral. Il va découvrir l’univers des urgences, des soins intensifs et des rituels hospitaliers. Ce séjour brutal le plonge alors dans une réflexion inattendue sur le sens de la vie, la mort, l’amour.
Va-t-il s’en sortir ?
Le ressassement qui l’étreint dans sa chambre fait ressurgir en lui la nostalgie du paradis perdu de l’enfance, la vanité du pouvoir et de l’ambition. Dans la lutte contre la maladie, ses pensées le ramènent à des scènes tragiques ou poignantes, où l’on croise des victimes, des héros, des gens simples, Liliane Bettencourt, l’hôtel newyorkais de Dominique Strauss-Kahn, des PDG acariâtres, des mannequins, des parents, des amis, la peur, la souffrance, l’espoir, la douceur. En un mot : l’humanité.
Un livre d’amour, exceptionnellement émouvant, qui nous rappelle l’extrême fragilité de la destinée humaine, et dans lequel chacun se retrouvera.

Caractéristiques :
155 x 235 mm – 288 pages – 20,50 euros
N°ISBN : 978-2-917875-55-1
Diffusion – Distribution : Cap diffusion
En librairie le 24 octobre 2014

L’auteur
Philippe Villemus est né à Sète. Il a passé toute sa jeunesse dans les montagnes pyrénéennes à Font-Romeu. Après une brillante carrière dans de grands groupes internationaux de par le monde, il est revenu vivre dans un village du Midi. Il est professeur-chercheur à Montpellier et a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages.

contact :
Contact presse : Alice Dorques/Hubert Delobette
Tél. : 04 67 78 81 68 – e-mail : contact@papillon-rouge.com

Lire la suite

Gaspillage et Responsabilité

Gaspillage et responsabilité
Dimanche 2 novembre 12014, Philippe Villemus

D’un côté, le gouvernement vient d’annoncer le « choc de simplification », visant à favoriser les activités économiques. De l’autre, il a résilié le contrat avec Eco’Mouv. Le coût total de l’affaire (installation des portiques, frais de résiliation et démontage) dépasserait le milliard d’euros. Un milliard ! L’homme de la rue a du mal à se représenter une telle somme. C’est à peu près le budget annuel du Languedoc-Roussillon. C’est plus que les économies générées par la réforme des allocations familiales. Soyons clairs, ce milliard perdu est plus qu’une gabegie : « c’est un scandale ! » L’indignation porte moins sur l’idéologie du choix – fallait-il ou non voter la taxe poids lourds en 2008 et la supprimer en 2014 ? – mais sur le mode de prise des décisions, sur l’exécution de ces dernières et sur les responsabilités de ce gâchis. (suite…)

Lire la suite